Premier titre de l’album
Ce morceau ouvre l’album comme on pousse une porte longtemps restée fermée.
Le sel sous la peau parle des maisons où l’on a appris à tenir avant d’apprendre à aimer.
Des silences hérités.
Des gestes retenus.
Du feu gardé sous la chair pour ne pas exploser trop tôt.
Ici, il n’est pas question de régler des comptes,
mais de nommer ce qui brûle encore,
de dire que le silence n’est jamais vide —
il est plein de ce qui n’a pas pu être dit.
C’est une chanson sur la transmission invisible,
sur ce que l’on porte sans l’avoir choisi,
et sur le moment précis où l’on décide
de ne plus être l’enfant muet.
Si ce morceau te parle,
prends le temps de l’écouter jusqu’au bout.
Le silence y recule, lentement.