Le détachement ...
Des lendemains à oublier les dimanches, puis le souvenir de ta main sur ma hanche, ces doigts gelés qui se détachent des falaises, c'est aussi mon chagrin d'amour dans la glaise. Comme quand la solitude retrouve la mémoire, que l'ombre de la fée referme mon grimoire, cette margelle brisée du puits des assoiffés, le temps perdu qui nous laisse le long des quais. Le détachement, ce silence bruyant, Il est déjà tard, c’est la fin de l’instant Des peaux aphones qui se perdent dans le silence, le parfum de cette pluie qui ramène l'offense, ce sol devenu gris s'installe dans l'hiver, ces corps sans effets qui ne savent plus y faire. La sortie des artistes sans applaudissements, un regard triste en oubliant les passants, le masque tombe dans le fond de la ruelle, et ne plus penser qu'on avait l'étincelle. Le détachement, ce silence bruyant, Il est déjà tard, c’est la fin de l’instant Voilà ces perles à ton cou qui roulent par terre, autant de larmes tombées dans le sanctuaire, ces lettres à la craie qu'on ne repassera plus, tous les mots que je volais qui se sont tus. Ces rides de sémaphore pour les nuits sans lune, sortir de soi pour aller s'en griller une, la bouche qui tremble encore, elle fait semblant je fais une place à cette mort qui prend des gants. Le détachement, ce silence bruyant, Il est déjà tard, c’est la fin de l’instant. Le détachement, ce silence bruyant, Il est déjà tard, c’est la fin de l’instant. Le détachement ... Pardieu
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