L’enfant des chemins (version 5)
Inspiré du poème patoisant « Gins d'partout (Ch' vacabonde) » du picard Charles LAMY (1848-1914). Mise en musique avec SUNO Paroles : Couplet 1: Le dos un peu courbé, les jambes de travers, Le visage marqué par trop d’années d’hiver, Une vieille veste usée jusqu’au fil, Et dans les yeux ce feu qu’aucun froid n’exile. Des sabots fatigués, rafistolés cent fois, Un foulard pour l’hiver, quand le gel mord ses doigts, Il avance en silence, sans se plaindre de rien, Comme si toute sa vie tenait dans ses deux mains. Refrain: Moi, je suis l’enfant des chemins, Le vent pour frère, la terre pour pain, Je vais sans maître et sans destin, Là où demain ressemble à rien. Moi, je suis l’enfant des chemins, Le cœur un peu lourd, les poches de rien, Mais tant qu’il me reste un matin… Je continuerai mon chemin. Couplet 2: Il est né dans un bois, dans l’ombre et le silence, Avec pour seul berceau les ronces et l’absence, Sa mère un jour est partie sans retour, Lui laissant pour bagage la faim et les détours. Alors il a grandi sur les routes de traverse, Avec pour seule école les mots et les gestes qui blessent, Cherchant dans les regards, dans un geste, une main, Quelqu’un qui lui dirait « Viens tu es mon copain ». Refrain: Moi, je suis l’enfant des chemins, Le vent pour frère, la terre pour pain, Je vais sans maître et sans destin, Là où demain ressemble à rien. Moi, je suis l’enfant des chemins, Le cœur un peu lourd, les poches de rien, Mais tant qu’il me reste un matin… Je continuerai mon chemin. Couplet 3: L’été dans les foins sous un ciel plein d’étoiles, L’hiver dans les granges quand le vent se dévoile, Un morceau de pain, un ruisseau, quelques oiseaux, Et parfois une larme qu’on cache sous la peau. Les villages défilent sans jamais le garder, Il repart dès l’aurore sans vraiment regarder, Car quand on n’appartient à personne ici-bas, On apprend très tôt à marcher sans pourquoi. Pont: Sans ami, sans maison, sans chien pour l’attendre, Sans promesse à tenir, sans bonheur à défendre… Il avance pourtant, un sourire entre les dents, Comme si la liberté valait plus que le temps. Final: Moi, je suis l’enfant des chemins, Le vent pour frère, la terre pour pain, Je vais sans maître et sans destin, Là où demain ressemble à rien. Et quand viendra mon dernier matin, Quand tombera mon vieux refrain Je dormirai là d’où je viens… Au bord des bois… au bout du chemin.
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