Psaume 63
1. O Dieu, mon Dieu en qui je crois, Dès le matin je te réclame Et je sens défaillir mon âme Tant elle a soif, oui, soif de Toi ! Comme un sol dont les puits sont vides, Tout mon corps mat et altéré N’a cessé de te désirer En ces lieux déserts et arides. 2. Je voudrais encore une fois Contempler ta force et ta gloire, Ainsi que dans ton sanctuaire Je lʼai aperçue autrefois. Cʼest quʼà lʼexistence elle-même Il faut préférer ta bonté ; Mes lèvres pourront exalter A jamais ton honneur suprême. 3. Jʼannoncerai que tu es bon, Tant que ma voix nʼest pas éteinte ; Je bénis ta grâce très sainte, Jʼélève mes mains en ton nom. Ainsi que de moelle et de graisse Je me sens tout rassasié, Et mon chant qui tʼest dédié Joyeusement monte sans cesse. 4. Quand dans mon lit je me souviens De ta souveraine puissance, Tout au long de la nuit je pense Que cʼest Toi seul qui me soutiens. Car dans nos détresses mortelles Tu nous a permis de tenir ; Je peux encore me réjouir, Caché sous lʼombre de tes ailes. 5. Je tʼai remis tout mon destin : Que mon être entier tʼappartienne, Que ta main droite me soutienne, Je ne veux pas dʼautre butin ! Mais ces gens qui me font la guerre En tâchant de me supprimer, Iront se fondre et sʼabîmer Dans les profondeurs de la terre. 6. On les verra passés au fil Du glaive et jetés sur la voie, Les renards en feront leur proie, Ainsi, hélas, finiront-ils ! Le Roi joyeux de la victoire En son Dieu se réjouira. Alors tout homme exultera Qui témoignait du Dieu de gloire. 7. Celui qui préfère mentir Et nous repaître de fumée Aura, lui, la bouche fermée, Personne pour le garantir. Psautier de Genève (1998)
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