Psaume 39
1. Je m’étais dit : je veillerai de près A ma conduite désormais. Je ne veux pas dire un mot de travers En face de l’homme pervers. Et, s’il le faut, j’aime mieux bâillonner Ma bouche plutôt que parler. 2. Je me suis tu. Plus un seul mot sur rien, Ni sur le mal ni sur le bien. Mais je nʼai fait quʼaugmenter ma douleur, Cʼétait comme un feu dans mon coeur ; Plus je pensais, et plus jʼétais brûlé, Alors il mʼa fallu parler : 3. O Eternel, révèle-moi ma fin Et le temps qui me reste, afin Dʼen apprécier plus sagement le cours. Voici, tu mʼas taillé des jours De la largeur de la main ; tout mon temps Devant le tien nʼest quʼun instant. 4. Lʼhomme, il est vrai, nʼest rien que vanité Apparence et fragilité, Et comme un ombre il passe en sʼeffaçant. Il court toujours après le vent, En amassant des trésors sans savoir Quel héritier doit les avoir. 5. Quʼattends-je donc, ô Seigneur, et en quoi Puis-je espérer, sinon en Toi ? Délivre-moi du mal que jʼai commis ; Préserve-moi dʼêtre soumis Aux quolibets des insensés, contents Que je serve de passe-temps. 6. Je suis resté muet dans ma douleur, Bouche close au jour du malheur, Car cʼest de Toi que me vient tout ceci. Tu peux me délivrer aussi, Epargne-moi ; je sens fondre mon coeur Quand ta main frappe avec rigueur. 7. Si le péché tʼamène à le punir, Lʼhomme au néant doit revenir. On voit périr la beauté du pervers Comme un habit rongé de vers. Nous lʼavouons, tout homme en vérité Nʼest quʼun souffle de vanité. 8. Entends mes cris, ma prière, Seigneur, Et ne méprise pas mes pleurs. Car émigrant, étranger tu me vois Comme mes pères autrefois. Jʼattends la pause, un moment pour souffler Avant quʼil faille mʼen aller. Psautier de Genève (1998) créé avec l'I.A. sur Suno.com par Étienne Omnes Apprendre a chanter les psaumes sur telegram avec Par la foi : https://t.me/psalmodieplf
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